Couplet 1
Dans les rizières sous le vent, on entendait son pas léger,
Une plume dans la poche et des rêves à préserver.
Les jours s’allongeaient comme des ombres sur le sol,
Et le carnet devenait le cœur qui battait sans envol.
Refrain
L’histoire de Bophana, gravée dans des pages blanches,
Une étincelle dans les nuits où tout semble déchiré.
Elle chante sous les arbres, elle chante pour ouvrir les cages,
L’histoire de Bophana, mémoire qui refuse d’oublier.
Couplet 2
On écrivait avec les doigts amaigris au grès du vent,
Des mots qui tremblaient, puis grandissaient pourtant.
Elle tient son journal comme on tient une lumière,
Pour dire que l’espérance peut renaître même dans la poussière.
Refrain
L’histoire de Bophana, gravée dans des pages blanches,
Une étincelle dans les nuits où tout semble déchiré.
Elle chante sous les arbres, elle chante pour ouvrir les cages,
L’histoire de Bophana, mémoire qui refuse d’oublier.
Pont
Si les champs parlent, ils diront ce qu’on a perdu,
Mais la ligne réapprend au monde ce qu’il a oublié.
Dans le silence, une voix cherche le droit, la justice
D’un souvenir qui ne peut s’éteindre, qui veut parler.
Couplet 3
Les jours disparaissent, puis une lueur se glisse,
Dans les yeux qui ont vu trop de ténèbres et de malice.
Et si la voix persiste, c’est pour rappeler qui nous sommes,
Des êtres debout, malgré le temps qui tonne.
Refrain final
L’histoire de Bophana, gravée dans des pages blanches,
Une étincelle dans les nuits où tout semble déchiré.
Elle chante sous les arbres, elle chante pour ouvrir les cages,
L’histoire de Bophana, mémoire qui refuse d’oublier.
Outro
Et quand la musique s’arrête, la mémoire continue,
Portée par les bruits des villes et des rivières.
L’histoire de Bophana veille sur nos avenues,
Pour que jamais ne s’éteigne ce qui nous permet d’espérer.
Neary